Depuis mars 2026, deux batteries externes maximum en avion et plus aucune recharge à bord. Air France va plus loin : impossible de s'en servir en vol.
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Emporter une batterie externe en avion reste autorisé. Ce qui a changé, c’est le nombre que vous pouvez glisser dans votre sac et ce que vous avez le droit d’en faire une fois assis. Après plusieurs départs de feu en cabine, dont celui d’une batterie externe à bord d’un vol KLM, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a durci la règle commune, et plusieurs compagnies sont allées plus loin. Voici ce qui s’applique en octobre 2026.
Ce qui a changé en 2026
Depuis le 27 mars 2026, un additif aux instructions techniques de l’OACI s’applique aux vols commerciaux, dans les 193 États membres :
- deux batteries externes au maximum par passager ;
- interdiction de recharger une batterie externe à bord, par exemple sur la prise USB ou secteur du siège ;
- recommandation de ne pas s’en servir pour recharger un appareil pendant le vol. Ce n’est qu’un conseil au niveau mondial, mais plusieurs compagnies et le Japon en ont fait une interdiction.
Le plafond de capacité, lui, ne bouge pas pour l’instant. Cet additif vaut jusqu’au 31 décembre 2026 : ses règles passeront ensuite dans la nouvelle édition du règlement de l’IATA sur les marchandises dangereuses, applicable au 1er janvier 2027. Japan Airlines évoque la possibilité d’un plafond abaissé à 100 Wh à cette occasion, sans que rien soit encore confirmé.
Quelle capacité est autorisée ?
La règle se lit en wattheures (Wh), pas en mAh.
| Capacité de la batterie | Équivalent approximatif (3,7 V) | En cabine |
|---|---|---|
| Jusqu’à 100 Wh | Jusqu’à 27 000 mAh environ | Autorisée sans formalité |
| De 100 à 160 Wh | De 27 000 à 43 000 mAh environ | Avec l’accord préalable de la compagnie |
| Plus de 160 Wh | Au-delà de 43 000 mAh environ | Interdite, en cabine comme en soute |
Ces seuils sont le cadre commun : une compagnie peut être plus stricte. Emirates, par exemple, n’accepte qu’une seule batterie externe, de moins de 100 Wh.
Si l’étiquette n’indique que des mAh, le calcul est simple : Wh = mAh × tension ÷ 1 000. Une batterie de 20 000 mAh à 3,7 V stocke ainsi 74 Wh. Prenez la tension de la batterie elle-même (3,6 ou 3,7 V, inscrite sur l’étiquette), pas celle des sorties USB (5, 9 ou 20 V), qui fausserait le résultat.
Une batterie de 20 000 ou 30 000 mAh est-elle autorisée ?
Une batterie de 20 000 mAh à 3,7 V stocke environ 74 Wh : elle passe sous le seuil de 100 Wh et voyage en cabine sans démarche. À 30 000 mAh, on atteint environ 111 Wh : il faut alors l’accord préalable de la compagnie, quand elle accepte cette catégorie. Ces chiffres restent indicatifs, seule la valeur en Wh inscrite sur votre modèle fait foi.
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La Anker Prime (26K, 300 W) affiche 99,75 Wh : elle reste sous le seuil, et vous pouvez en emporter deux. Les stations d’énergie portables dépassent en revanche presque toujours 160 Wh et restent au sol.
Dernier détail qui compte au contrôle : si l’étiquette est effacée, l’agent n’a plus aucun moyen de vérifier la capacité, et la batterie peut être refusée.
Cabine obligatoire, mais pas n’importe où
Une batterie externe ne voyage jamais en soute. En cabine, l’équipage peut repérer une fumée et intervenir en quelques secondes ; dans un bagage enregistré, personne ne le peut.
Air France ajoute une contrainte que beaucoup ignorent : les batteries externes sont interdites dans les coffres à bagages. Gardez-la dans le sac posé sous le siège devant vous, à portée de main. Et si votre valise cabine est finalement envoyée en soute à la porte d’embarquement, faute de place, sortez-en la batterie avant de la confier.
Même logique pour les valises équipées d’une batterie : si elle est amovible, retirez-la et gardez-la avec vous. Si elle ne l’est pas, renseignez-vous auprès de la compagnie avant de partir.
Peut-on utiliser sa batterie externe pendant le vol ?
C’est là que les règles divergent le plus. La recharge de la batterie elle-même est interdite partout ; son usage pour recharger un téléphone est déconseillé par l’OACI, et interdit par de plus en plus de compagnies.
| Compagnie | Nombre maximum | Recharger la batterie à bord | S’en servir pour charger un appareil |
|---|---|---|---|
| Règle commune (OACI) | 2 | Interdit | Déconseillé |
| Air France | 2 | Interdit | Interdit |
| Groupe Lufthansa (Lufthansa, Swiss, Austrian, Brussels Airlines, Eurowings, Edelweiss) | 2 | Interdit | Interdit depuis le 15 janvier 2026 |
| Emirates | 1, moins de 100 Wh | Interdit | Interdit depuis le 1er octobre 2025 |
| Compagnies japonaises (JAL, ANA) | 2 | Interdit | Interdit depuis le 24 avril 2026 |
Au Japon, l’interdiction découle d’une règle du ministère des Transports : Japan Airlines la présente comme une interdiction, ANA demande d’« éviter » cet usage. Cathay Pacific, Qantas et Singapore Airlines ont elles aussi interdit l’usage des batteries externes en vol. Les autres transporteurs, low cost compris, appliquent au minimum la règle de l’OACI. Comme ces consignes évoluent vite, la page « objets réglementés » de votre compagnie fait foi, et l’équipage peut toujours vous demander de ranger votre batterie.
Le réflexe le plus simple : chargez votre téléphone avant d’embarquer, et branchez-le directement sur la prise du siège quand l’avion en a une.
Ce que vous risquez si la règle n’est pas respectée
Une batterie qui dépasse les limites, dont la capacité ne peut pas être vérifiée ou qui ne respecte pas les conditions de transport peut être refusée au contrôle ou à l’embarquement. Il faudra alors s’en séparer ou trouver une autre solution pour la transporter. Glissée dans une valise enregistrée, elle peut valoir l’ouverture du bagage et un retard. À bord, les consignes de l’équipage s’imposent.
Avant de partir : la check-list
- Vérifiez que la capacité en Wh reste lisible sur la batterie elle-même : une simple photo ne garantit pas qu’elle sera acceptée.
- Deux batteries au maximum, chacune sous 100 Wh pour éviter toute démarche, et une seule sur Emirates.
- Rangez-les dans le sac sous le siège, jamais dans le coffre ni en soute.
- Protégez les connecteurs (pochette, capuchons) pour éviter un court-circuit.
- Laissez à la maison toute batterie gonflée, déformée ou qui chauffe : nous expliquons quoi faire d’une batterie gonflée.
- Consultez la page de votre compagnie la veille du départ.
Pour un voyage, une batterie de 10 000 à 20 000 mAh suffit largement et passe sans formalité. Nos modèles préférés sont dans notre sélection des meilleures batteries externes 2026, et tous nos tests dans le comparatif des batteries externes.
Sources : OACI et Air France.







